Que faire après une tentative de suicide ?
Introduction : un moment délicat à appréhender
Vivre une tentative de suicide est une épreuve aussi bouleversante qu’épuisante. La personne concernée et son entourage se trouvent souvent démunis face à la culpabilité, la peur et la souffrance psychique. Pourtant, chaque tentative est un signal fort : un appel à l’aide qui mérite d’être entendu et accompagné avec la plus grande attention.
1. Comprendre et accueillir ses émotions
Après une tentative, la personne peut osciller entre le soulagement d’être en vie et le désarroi face à ses propres actes. Accueillir ces émotions sans jugement constitue la première étape vers la reconstruction. Il ne s’agit pas de minimiser la souffrance, mais de lui offrir un espace d’expression sécurisé.
Pour cela :
- Tenir un journal intérieur où l’on note sans filtre pensées et ressentis.
- Pratiquer des exercices de respiration ou de méditation pour apaiser l’anxiété.
- Autoriser les pleurs ou les silences, selon les besoins du moment.
2. Solliciter un accompagnement professionnel
Le soutien d’un psychologue clinicien diplômé est essentiel pour décrypter les causes de la crise et élaborer des stratégies adaptées. À Pau (Lescar), Mathilde Allix propose une approche intégrative mêlant courants analytiques, systémique, cognitivo-comportemental et psychocorporel. Cette pluralité permet d’ajuster les outils thérapeutiques à votre singularité.
Une thérapie post-tentative de suicide vise à :
- Identifier les facteurs déclenchants (relationnels, professionnels, antécédents).
- Mettre en place des techniques de gestion de crise (pensées intrusives, impulsivité).
- Renforcer les ressources internes (estime de soi, résilience).
3. Établir un plan de sécurité personnalisé
Un plan de sécurité est un document simple listant les étapes à suivre en cas de nouvelle crise. Il se crée avec votre psychologue et peut inclure :
- Des techniques de distraction (contacts, musique, promenades).
- Les numéros utiles (ligne d’écoute, urgentistes, proches de confiance).
- Les objets apaisants (photo, mantra, peluche).
Ayez toujours ce plan sous la main pour prévenir l’impulsivité et renforcer le sentiment de contrôle.
4. Mobiliser son environnement social
Le soutien des proches joue un rôle déterminant dans la prévention de la rechute. Il s’agit :
- D’identifier une « personne ressource » à contacter immédiatement.
- D’organiser un planning de visites ou d’appels pour ne pas rester isolé.
- De partager ses ressentis, même lorsque la parole semble difficile.
Les groupes de parole et associations locales peuvent aussi offrir un espace où l’on se sent compris et écouté.
5. Prendre soin de son corps et de son esprit
La réparation psychique passe aussi par des gestes simples envers son corps :
- Adopter un rythme de sommeil régulier.
- Pratiquer une activité physique douce (yoga, marche, natation).
- Veiller à une alimentation équilibrée.
- Intégrer des temps de loisir et de créativité.
Ces routines restaurent progressivement une sensation de bien-être et d’enracinement.
6. Signes d’urgence et numéros utiles
Si les idées noires deviennent envahissantes ou si la personne parle de recommencer, il faut agir sans délai :
- Appeler le 15 (SAMU) ou le 112.
- Contacter une ligne de prévention du suicide.
- Se rendre aux urgences psychiatriques.
Ces mesures visent à garantir la sécurité physique et psychique immédiate.
Conclusion : avancer vers la vie
Chaque jour après une tentative de suicide est une victoire. Avec un accompagnement psychologique adapté, un réseau solide et des routines bienveillantes, il est possible de recréer du sens et de la douceur dans son existence. À Pau (Lescar), Mathilde Allix vous accueille pour construire ensemble ce chemin de reconstruction, à votre rythme et selon votre histoire.
